La nature est de droite, l'homme est de gauche

Posté le 09/09/2016

sCette phrase de LF Ramuz traduit bien le clivage gauche droite de nos sociétes. Doit on la gérer sur un mode Darwinien, le plus fort se débrouille et écrase les autres, ou au contraire veiller à ce que chacun puisse y trouver sa place. Déja, l homme est passé de  chasseur cueilleur à braconnier chapardeur, incapable de subvenir seul a ses besoins sans l'aide de ses congénères.

Le mode dawinien semble l'emporter, 87 personnes détiennent la moitié des richesses mondiales, bientôt elles seront 50 puis 20. Un jour un seul capitalisera, utilisant son pouvoir à modeler le monde à son idée, et surtout à  faire perdurer cette hégémonie.

 

Depuis la nuit des temps, l'homme a cherché a se protéger, de la maladie, de la vieillesse et peu de sociétés, même a notre époque, y sont parvenues. Même des grandes nations comme les USA en sont encore à des balbutiements, la mutualisation de ces deux grandes avancées humaines trouvent encore des contradicteurs.

 

Les sociétés du vieux continent montrent le chemin par leurs avancées sociales, mutualisation de la santé, de la retraite et sont pour moi un exemple pour les autres. Chacun de ces pays, seul ne pourra résister ou même influencer le reste du monde. Mais unis, dans l'Europe, je pense que oui. D'ailleurs, nombre de pays voisins ne rêvent que d'en faire partie et les dictateurs de l'Est voient d'un très mauvais œil cette vitrine démocratique qui progresse et déstabilise leur projet oligarchique.

 

Mais rien n'est jamais définitivement acquit, tout est régulièrement remis en cause. Au début des année 80 , Reagan et Thatcher donnent un ton ultralibéral aux politiques économiques, la fin de la décennie et la chute du mur de Berlin enfoncent le clou. Bien que ce soit une bonne chose pour les pays de l'Est et les pays émergents ,l'ultralibéralisme a maintenant les coudées franches. Les effets ne tardent pas a se faire sentir, les grandes entreprises trans nationales par le biais de l'optimisation et de l'évasion fiscale, engrangent des fortunes en paradis fiscaux et commencent à ruiner les états qui croulent sous les déficits. La réaction libérale est simple, c'est le système de protection sociale qui est la source de nos problèmes, il faudrait retarder l'age de départ en retraite, introduire un mode de capitalisation, des assurances santé privées et même remettre en cause la sécurité sociale obligatoire.

Quand on voit que le système économique mondial est libéral et profite de plus en plus a une minorité, on distingue mal l'intérêt à confier la direction de nos pays à des gens qui en seraient complices; ou encore demander a l 'Europe de nous proteger du monde extérieur si elle est aussi ultralibérale que lui. Déjà nombre de firmes privées sont plus puissantes que les états, n'ayant à cotiser nulle part par l'impôt, elles ont juste à profiter du plus grand marché économique du monde ,l'Europe.

Reste la gauche, mais quelle gauche. Il y en a deux, une révolutionnaire,qui est à l'origine de tous nos acquits sociaux en France et une autre, réformatrice, qui admet les principes libéraux comme moteur économique mais prône une meilleure répartition des richesses produites. La numérisation de l'économie, les changements rapides qu elle provoque , laisse peu de place à une planification des productions, un peu comme si on  avait réagit aux débuts de l'informatisation en nationalisant les machines à écrire. Par contre, il faudra etre réactifs sur la formation ou réadaptation. Combien de spécialistes reconnus, fondeurs ou étayeurs de galeries se sont sentis dévalorisés lorsque des pans entiers de l'industrie se sont écroulés. Il n est pas question d assistanat, mais de réactiver des potentiels dans des formations rémunérées en fonction de nos besoins. Au final, on devrait etre au travail ou en formation, plus de chômeurs.

A ce stade, je pense qu'il faut considérer l'aspect démocratique. Les gauches étatiques on toujours échoué, et ne se sont maintenus au pouvoir que sous une forme dictatoriale. La nature humaine est ainsi faite, elle aime la vie en société mais est plutôt individualiste. Quels que soient les grands principes humanistes qui serviront de base à l'élaboration de cette société, elle deviendra un carcan pour la majorité. J'en déduis que le seul projet de gauche qui vaille devra être approuvé par une majorité démocratique, non seulement en France mais dans toute l'Europe. L'Europe dont personne ne veut.. sauf les étrangers limitrophes, et pour cause, elle est ultralibérale, mais les électeurs préfèrent se détourner des urnes plutôt que de la faire évoluer en Europe démocrate et sociale. La gauche et la droite extrême n'en veulent pas, diviser pour régner leur convient mieux car ils savent bien que leur vision archaïque des choses ne pourra y être partagée.

Les démocraties du nord nous montrent le cap, elle ont su trouver la voie médiane, imposant la probité des hommes politiques et un magnifique équilibre social. Héritier de J Delors et de M.Rocard ,F.Hollande a voulu être un président normal, ennemi de la finance. Je suis sur qu'il l'est, meme si quand on accumule 2.000.000.000.000€ de dette il faut faire le dos rond, sourire aux investisseurs pour ramener a une vie sociale plus de 3,000,000 d inactifs.

C'est donc lui que je soutiens, Francois Hollande , envers et contre tous les basheurs, dans mes repas de famille et chaque fois que possible sur les réseaux sociaux